Histoire

150611_Mairie13_2RESSAC Volontariat est une association de retraités bénévoles à but non lucratif ; elle a été créée en 1990 sous le nom de CRICA Volontariat et a pris sa dénomination actuelle en Juin 2001.

Ressac est laïque et apolitique ; elle est présente à Paris et à Tours.
Ressac a pour objet d’aider à combattre l’isolement, en créant du lien social avec des personnes de toutes générations ; à cet effet ses équipes proposent notamment des actions de visites à des personnes âgées, de contes pour tous, de conseil à la création d’entreprise, d’aide à la constitution des dossiers de retraite.

Toutes les interventions de l’association sont gratuites pour les personnes auprès desquelles ses bénévoles interviennent. Les charges de Ressac sont couvertes par des dons de structures partenaires, par des subventions, et par des cotisations annuelles de ses adhérents.

Ressac, Pourquoi ?

Questions à Annick Reymann, présidente d’honneur de Ressac volontariat

Quelle était la volonté initiale des fondateurs, dont tu étais, en créant Ressac ? 

Ressac Volontariat est issue de l’association Crica-Volontariat créée en 1995, dont nous avons, M. Collier et moi-même, développé la structure à partir des actions sociales mises en place la Caisse de Retraite CRICA auprès de ses retraités depuis 1990 ; cette tâche nous avait été confiée par le Président de L’AGIRC de l’époque, M. Reybel, grand patron de Rank Xerox. C’était une première ! ⁃ Après 10 ans de services rendus, en 2000, le Conseil d’Administration, dont j’étais la secrétaire, nous a proposé d’intégrer nos activités sociales dans une association unique dont le ludique représentait l’essentiel : proposition refusée en 2001, par la moitié des bénévoles, lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire de l’institution, sous contrôle d’huissier… ⁃ 65 bénévoles, soudés par cette décision remportée de haute lutte, se sont engagés à poursuivre les activités « Aide auprès des Personnes Âgées », « Conseil à la Création d’Entreprise » et « Contes ». ⁃ Notre association continuait sous l’appellation « Ressac Volontariat », sigle proposé par qui ? Eh oui ! notre chère Marie-Rose Olivier. Quittant les locaux CRICA en juin, nous avons dû, avec toute notre énergie, afin de poursuivre nos actions bénévoles et nous faire connaitre  :

  • Trouver un local, rue Émile Zola, et l’aménager
  • Réaliser toute notre documentation.
  • Prendre contact avec : 17 mairies parisiennes, les 3 autres étant restées attachées à l’institution de retraite . 20 entreprises pour obtenir des subventions . 25 institutions de retraite n’ayant pas encore cette activité de bénévolat . Tous les organismes se consacrant aux difficultés sociales.
  • Nous inscrire à toutes les manifestations pour découvrir, celles, particulièrement susceptibles de nous faire connaître.
  • Rechercher des bénévoles

Ceci a été réalisé en 3 mois… Inutile de vous dire que nous étions fiers d’exister, de réaliser enfin que nous étions les vrais responsables de nos activités grâce à notre acharnement, acharnement qui a permis de constituer des équipes extraordinaires liées par une très grande amitié. Presque une grande famille ! Notre volonté a donc toujours été de nous engager dans des activités créant du « LIEN SOCIAL » et non d’être intégrés en totalité dans le ludique comme cela nous avait été proposé.

Quelles ont été les « constantes » de Ressac depuis sa création ? 

Franchement « de réussir », compte tenu du défi à relever en raison de notre départ de l’institution mère ! Un vrai challenge !

  • D’établir entre tous les « anciens » et les nouveaux entrants, cet esprit de solidarité indispensable pour réussir notre mission.
  • De faire assurer la formation de nos bénévoles par des organismes compétents.
  • De réunir régulièrement les bénévoles, non seulement par activités mais lors de rencontres « tous ensemble ». De partager lors de ces réunions des déjeuners « sur place » .
  • Surtout de développer nos moyens de communication : journaux, convocations, salons, forums…
  • D’établir des statistiques riches d’enseignements pour nous-mêmes (reconnaissance du travail fourni) et aussi pour les organismes extérieurs : Mairies, Ministères, DDE, APEC … − De voir nos bénévoles s’inscrire « en long séjour » et de leur faire savoir que leur dévouement est reconnu par de grandes administrations et institutions.

Nous sommes reconnus tout en étant partis de rien ! (Nous avons été reçus, chaque année, dans les Ministères de la Santé et du Travail. L’Elysée nous a également reçus pour un colloque sur la création du statut d’ « Auto Entrepreneur », et le Sénat pour une Commission Européenne).

  • De donner des responsabilités à chaque bénévole en fonction de ses compétences et de ses souhaits afin qu’il soit motivé

« Ah si … la Présidence de Gérard Koller, qui grâce à ses compétences, a été pour nous tous une contribution exceptionnelle à notre développement ».

De faire savoir aussi qu’il y a la possibilité de se faire plaisir à la retraite en pratiquant des activités gratifiantes, de bien vieillir !

« Faire plaisir en se faisant plaisir »